1er mai 1899 : La voiture électrique « Jamais Contente » pulvérise le record du monde de vitesse

Ce 7 décembre marque le centième anniversaire de la disparition de Camille Jenatzy. Si vous ne connaissez pas encore Jenatzy… vous devriez !

1er mai 1899 : La voiture électrique "Jamais Contente" pulvérise le record du monde de vitesse

1er mai 1899 : La « Jamais Contente » dépasse les 100 km/h

Il y a 114 ans, une voiture électrique pulvérisait le record du monde de vitesse toutes catégories. L’exploit se réalisa à Achères dans les Yvelines. A bord, l’ingénieur belge Camille Jenatzy, fils d’un fabricant de pneus en caoutchouc et qui était venu en France pour entreprendre (eh oui ;)) et construire une usine de fiacres électriques (il créa le premier fiacre public de Paris). Monsieur Jenatzy réalisa la Jamais Contente uniquement pour promouvoir sa marque de fiacres et exposa son véhicule pour la première fois dans le jardin des Tuileries.

Alors que le véhicule à essence le plus rapide de l’époque atteignait à peine les 60 kilomètres heure, la Jamais Contente dépassa les 105 km/h pour un poids de 1100 kg et 100 chevaux !

1er mai 1899 : La voiture électrique "Jamais Contente" pulvérise le record du monde de vitesse

Les détails de ce record rendent son histoire encore plus délicieuse à raconter : en réalité, cet exploit mettait fin à une rivalité entre Jenatzy et Chasseloup-Lauvat commencée le 17 janvier 1899. Chasseloup avait une voiture électrique Jeantaud de 36 chevaux baptisée « Le Torpilleur » qui détenait le record du monde de vitesse avec 70 km/h. Après plusieurs records battus alternativement par les deux hommes, c’est Jenatzy qui finalement humilia son adversaire avec une différence de 11 km/h. Cette course de « célérité aigüe « , comme on la définit à l’époque, permit l’invention des pneus gonflés d’air par Michelin (jusque là ils étaient remplis de coton, liège ou foin…).

1er mai 1899 : La voiture électrique "Jamais Contente" pulvérise le record du monde de vitesse

La Jamais Contente possédait deux moteurs électriques de 125 kg reliés chacun à une roue arrière (imaginez la force !). La batterie pesait 650 kg et le reste de la voiture 200 kg seulement !

Mais, tenez-vous bien, car les composants de la carrosserie sont dignes d’un concept car de Audi : Aluminium et Partinium, un alliage d’aluminium, de tungstène et de magnésium laminé !

C’est curieux, car c’est la 4e fois en un an que nous parlons de ce véhicule mythique, pour lequel nous vouons chez AutoReduc une vraie passion, car il représente une époque de découvertes et de dépassement de soi, autant à niveau individuel que sociétal. Preuve de cette admiration est notre dernier poisson d’avril, dans lequel nous « annoncions » que le célèbre constructeur de voitures électriques Tesla voulait relancer la marque Jamais Contente. Et, quelques semaines plus tard nous reprenions un article du Journal de l’Auto annonçant que la marque Venturi avait baptisé du même nom son dernier bolide électrique !

1er mai 1899 : La voiture électrique "Jamais Contente" pulvérise le record du monde de vitesse

Histoire à suivre donc, car avec un nom pareil nous n’avons pas fini d’entendre parler de La Jamais Contente 🙂

 

 

Tesla veut relancer la marque « La jamais Contente »

Tesla-veut-relancer-la-marque-La-jamais-contente-4

Tesla veut relancer la marque « La jamais contente »

Selon le journal américain Autoweek, le constructeur de voitures électriques Tesla aurait racheté la mythique marque « La Jamais Contente » pour en faire son étandard de luxe. Tesla souhaite relancer cette ancienne marque comme l’a fait Volkswagen avec Bugatti. Selon le fondateur de Tesla, M. Elon Musk, « Cette marque mythique nous permettra de commercialiser un modèle de luxe encore plus prestigieux que la Bugatti Veyron, et quelle meilleure idée que de redonner vie à  la première voiture qui a dépassé les 100km/h ».
Tesla-veut-relancer-la-marque-La-jamais-contente-1
La « Jamais contente« , une des premières voitures de l’histoire, qui plus est était en effet à traction électrique, fut construite par un ingénieur en électricité belge installé à Paris, M. Camille Jenatzy en 1899 pendant une des périodes les plus brillantes de l’industrie française. Ce véhicule révolutionnaire pour l’époque avait deux moteurs électriques qui développaient une puissance de 68ch pour un poids total du véhicule de 1450 kg. La Jamais Contente fut également le véhicule le plus aérodynamique de l’histoire, puisque son créateur lui avait expressément donné une forme de torpille, non seulement pour aller plus vite mais aussi pour distinguer sa marque face à la concurrence en « créant le buzz ».
Tesla-veut-relancer-la-marque-La-jamais-contente-3
Tesla prétend vouloir en faire d’ici 5 ans la voiture électrique la plus puissante au monde pour concurrencer la future Porsche 918. Selon M. Musk, le nom « La Jamais Contente » est idéal car « il correspond bien à l’esprit des clients qui pourront s’offrir ce modèle, puisque s’ils ont les moyens de se la payer c’est bien parce qu’ils ne sont jamais satisfaits« .
L’extravagant PDG de Tesla, qui est aussi cofondateur de Paypal et fondateur de Space X, annonce qu’il entend utiliser pour la Jamais Contente le même matériel qu’à l’époque, un matériel que même de nos jours nous pourrions qualifier de futuriste : le Partinium, un alliage d’aluminium, de tungstène et de magnésium laminé.
Bien qu’aux US elle sera aussi appelée, « The Never Happy », la Jamais Contente gardera son appellation française, car selon Elon Musk « elle correspond tout à fait au caractère râleur des français ».
Tesla-veut-relancer-la-marque-La-jamais-contente-2