Pourquoi la négociation du prix d’une voiture trouble les acheteurs ?

 

la négociation des prix des voitures trouble les clients

 

Acheter une voiture chez un ancien concessionnaire ressemble à peu près à une bataille. Mettez-vous votre peinture de guerre et armez-vous avec une pile d’offres de la concurrence avant de faire votre première visite chez le concessionnaire, et préparez-vous pour un affrontement qui peut être parfois agressif.

L’on ne voit pas la même chose avec d’autres gros achats, commes iPhones ou téléviseurs ou même les bijoux et montres de luxe. Pourtant, la plupart des acheteurs de voitures insistent sur la négociation.

Pourquoi?

La réponse est la méfiance. Les consommateurs ne font pas confiance au vendeur pour obtenir un prix « correct » pour leur voiture et ressentent le marchandage comme une expérience, désagréable, incontournable pour ne pas surpayer.

Dans un combat équitable et en théorie, le marchandage ne serait pas un problème en soi, mais l’achat d’une voiture chez un concessionnaire n’est pas un combat équitable, car l’information est assymétrique. Les concessionnaires auront, en effet, toujours plus d’informations sur la voiture qu’ils vendent. Ils ont une connaissance d’initié (interne) de sa valeur marchande, ils savent plus que vous sur l’historique du véhicule d’occasion, et ils sont dotés de vendeurs qui ont fait une carrière dans la négociation.

Tandis qu’un petit nombre des consommateurs extrêmement avertis peuvent être en mesure de sortir avec une bonne affaire, la grande majorité des gens vont payer plus cher pour compenser l’affaire que cette personne a obtenu.

Cela peut ressembler donc parfois à un casino : il y a quelques gagnants, mais en moyenne le bénéfice est pour la maison.

Vous considérez-vous une personne chanceuse ? Même si vous décidez de ne pas acheter votre prochaine voiture chez Autoreduc, nous vous encourageons vivement à effectuer votre achat sans marchandage – il y a au moins trois raisons clés pour cela :

1. Transparence : Pourquoi perdre votre temps à vous promener d’un concessionnaire à l’autre pour essayer de déterminer le « vrai » prix du marché de la voiture ? le non-marchandage des prix révèle le prix final tout de suite. Si ce n’est pas le bon montant, vous le saurez immédiatement et pouvez passer au marchand suivant.

2. Concessionnaire non biaisé : Les données montrent que les concessionnaires facturent plus cher aux femmes et minorités. Un système sans marchandage supprime cette possibilité et assure que tout le monde ait une expérience d’achat égale et équitable.

3. L’acheteur moyen paie plus : Même si quelques personnes font des grandes « affaires » en négociant avec le concessionnaire, la plupart des gens paieront plus que ce qu’ils auraient payé dans un système sans marchandage pour couvrir les économies réalisées par quelques-uns. Les concessionnaires ont besoin de garder les lumières allumées, et chaque centime économisé par quelques-uns sera répercuté sur d’autres acheteurs sous forme de frais supplémentaires. Dans un système sans marchandage, la majorité des gens payeront moins.

acheteurs de voitures

En raison des avantages évidents de la transparence, Autoreduc n’est pas le seul distributeur qui a choisi de se débarrasser de la négociation dans le processus d’achat de voiture. Lexus s’oriente dans cette direction, et les américains de CarMax le font de puis un certain temps déjà.

La voiture que vous voulez – à un prix correct

Le principal obstacle qui doit être surmonté afin d’éliminer le marchandage dans la négociation du prix de la voiture est ce problème de méfiance que nous avons mentionné plus tôt.

La solution consiste à créer un système de tarification efficace et transparent pour s’assurer le meilleur prix dès le départ.

C’est exactement ce que nous nous avons évertué à faire chez Autoreduc – grâce au travail acharné de notre équipe de data – et voilà pourquoi les utilisateurs parlent avec enthousiasme de nos prix.

La négociation est biaisée, inefficace et frustrante. Essayez quelque chose de nouveau, quelque chose de mieux, essayez AutoRéduc 🙂

négociation du prix

L’essai de voiture avant l’achat remis en cause

Plusieurs études remettent dernièrement en cause l’utilité de l’essai d’une voiture avant son achat. En effet, les récentes enquêtes de J.D. Power, Accenture ou encore Cap Gemini, montrent que le secteur de la distribution automobile n’échappe pas à la numérisation et que seuls 50% des acheteurs affirment désormais qu’il est encore nécessaire d’essayer le véhicule avant de l’acheter.

Depuis que nous avons lancé la première Marketplace pour la vente et l’achat de voitures en ligne, nos clients ne voient leur véhicule, en propre et pour la première fois, que le jour de la livraison à leur domicile !

Si cela vous semble étrange comme processus de vente pour une automobile et, qui plus est, d’occasion, chez AutoRéduc nous en avons fait notre marque de fabrique. Nous prétendons ainsi offrir à nos clients la meilleure expérience d’achat de voiture possible, en soulignant l’inefficacité de ces tests et le gain économique  et de temps qui résulte de leur abandon.

© Cars.com

L’achat de voiture au siècle dernier

Pourquoi ?

Au siècle dernier, l’essai d’une voiture était une étape indispensable pour la conclusion de tout achat automobile, ce qui requérait, pour les concessionnaires, d’entretenir une infrastructure coûteuse avec un parc conséquent et d’énormes stocks dont il restait toujours des invendus. On n’osait imaginer alors l’économie qui serait réalisée si le véhicule pouvait passer directement de l’usine au garage de l’acheteur !

Les concessionnaires jouissaient, à cette époque, du monopole de la vente de voitures et étaient les principaux bénéficiaires de cette situation qui leur permettait également de vendre d’autres services ou options pas toujours nécessaires à leurs acheteurs.

C’est pour se débarrasser de ces pratiques désagréables et de ces coûts supplémentaires qu’AutoRéduc a décidé de modifier radicalement le processus d’achat d’une voiture en privilégiant, au test de conduite, ces deux aspects :

1. Évaluation de la qualité mécanique et test routier par un expert indépendant

Beaucoup de voitures vendues ont des problèmes mécaniques et le test de conduite est, souvent, le seul moyen pour les acheteurs d’éviter d’être trompés. Or, ce test de conduite échoue, la plupart du temps, à mettre à nu tous les vices et disfonctionnements d’une voiture d’occasion. Voilà pourquoi nous ne soulignerons jamais assez l’importance d’une inspection professionnelle et minutieuse avant l’achat d’une voiture.

AutoRéduc propose ce type d’inspection sur tous ses véhicules, en plus de garantir le remboursement 10 jours après la vente : de quoi éviter toute surprise.

2. Essai du véhicule

Convaincu(e) par la qualité mécanique d’une voiture sur AutoRéduc, vous hésitez quand même à changer de marque, ou vous vous demandez laquelle vous conviendrait le mieux ? Nous vous rappelons que les constructeurs automobiles possèdent des concessionnaires en propre avec des showrooms à travers le pays, précisément pour donner aux acheteurs la chance et la possibilité de sentir et tester la différence entre les modèles et les marques de voitures.

Après leur décision, la plupart des utilisateurs ainsi conseillés reviennent presque toujours chez nous pour le prix et la qualité du service offert, notamment avec notre service de livraison à domicile.

En se concentrant sur les défauts du modèle de distribution existants, AutoRéduc est ainsi parvenu à se positionner comme un des leaders de la vente de voitures 100% en ligne et a, d’ores et déjà, séduit une grande partie de la nouvelle génération d’acheteurs de voiture numérisés !

L’âge d’or des startups de vente de voitures en ligne, 2e partie

Par José Senent, fondateur, AutoRéduc.com

Je vous parlais récemment du boom des startups de vente de voitures en ligne et de l’énorme intérêt des investisseurs pour celles-ci.

Les derniers événements ne font que confirmer ce constat, puisque plusieurs nouvelles startups ont levé des fonds importants ce dernier mois. En Chine, Renrenche vient de réaliser un troisième tour de table de 85 millions de dollars, portant sa valorisation à 500 millions. Nul doute qu’un prochain tour suivra très prochainement, puisque, cette fois, c’est le géant Tencent qui a investit dans la startup chinoise, fondée il y a seulement deux ans par d’anciens directeurs de Baidu.

Le business modèle de Renrenche est identique à celui d’AutoRéduc Occasions, à savoir, une marketplace qui permet aux particuliers de vendre ou acheter un véhicule en toute sécurité, avec expertise et livraison à domicile.

Aux US, Shift, dont je vous parlais ici, vient de réaliser un deuxième tour de table de 50 millions avec Goldman Sachs. La startup fondée par 3 ex-Googlers, qui, malgré un premier tour de table de 20 millions (!), avait du mal à trouver son business modèle, a finalement choisi le système de consigne avec conciergerie : de « gentils organisateurs » vont chercher le véhicule chez le vendeur et l’amènent dans un entrepôt où il est photographié et remis en état, puis l’amènent chez les clients intéressés pour un essai.

L'âge d'or des startups de vente de voitures en ligne, 2e partie

Shift se différencie ainsi radicalement d’AutoRéduc et de Beepi par la possibilité d’essayer le véhicule à domicile, mais le vendeur doit laisser sa voiture chez le marchand jusqu’à ce qu’elle soit vendue. C’est un business modèle courageux, qui ne nous plaît pas beaucoup, mais qui peut marcher dans les grandes villes s’il s’appuie sur une force de travail « on demand », soit, en mode « Uber ».

J’attire votre attention sur les nouveaux investisseurs de Shift, Goldman Sachs, qui confirment, non seulement le boom extraordinaire que nous vivons dans le secteur de la vente automobile digitale, mais également l’arrivée de Wall Street à la Silicon Valley. Les grandes banques d’investissement essaient, en effet, d’entrer de plus en plus tôt dans le capital des startups avant qu’elles ne deviennent des « licornes« , car leurs énormes valorisations les empêchent, par la suite, de réaliser une IPO profitable.

Du côté des marchands « classiques », Vroom, toujours aux US, vient de lever 19 millions de dollars + 35 millions en dette, deux ans seulement après son « lancement ».

J’écris « lancement » entre guillemets car Vroom est, en fait, un « copycat » exact de Carvana, dont je vous parlais dans la 1ère partie de ce billet, à savoir un marchand traditionnel, suffisamment visionnaire pour recruter une équipe de vrais « mercenaires » du Net, afin de relancer son activité en investissant sur les nouveaux essentiels : la photographie, la logistique et le reconditionnement, au lieu de succursales et agences.

Pour comprendre le nouvel ADN de Vroom, sachez que la première chose que la startup a fait après sa levée de fonds a été de recruter, non pas un vétéran de la distribution automobile classique, mais l’ancien CFO de Zappos.

L'âge d'or des startups de vente de voitures en ligne, 2e partie

Je reviendrai plus tard sur Vroom mais, aujourd’hui, je vais surtout vous parler des nouvelles startups spécialisées dans le « C2B » (Customer to Business).

D’importants changements sont, en effet, en train de s’opérer dans le secteur de la « reprise cash« . A tel point que la dernière « licorne » européenne (start-up valorisée à plus d’un milliard de $), que presque personne ne connaît encore, est Auto1, dont je vous parlerai plus bas.

La reprise cash, ou reprise sèche, consiste à faire une offre de reprise pour un véhicule, à son propriétaire, sans que celui-ci ne soit obligé d’en acheter un autre. Ce concept a été « industrialisé » par Carmax, aux US, puis, en Europe, par AAAAuto, le plus grand marchand de voitures en Europe et l’un des deux seuls acteurs à cotiser en bourse (dont l’histoire mériterait, à elle seule, tout un article).

AAAAuto, un méga-marchand d’Europe de l’Est avait, en effet, déjà en 2008, une équipe d’acheteurs spécialisés pour contacter les particuliers vendant leur véhicule sur les sites de petites annonces et leur proposer une reprise « sèche » pour ainsi améliorer le sourcing. Les avantages sont principalement trois : nouveaux leads, accès aux meilleurs produits et optimisation de la rotation des stocks. Le désavantage : dévalorisation de votre marque si vous êtes trop agressif, ou pas assez pro, dans votre cotation.

C’est ce même modèle que j’ai proposé de mettre en place, chez Aramisauto, en 2010, lorsque je travaillais chez ce mandataire, proposition qui a abouti dans la création du site Reprise Illico et la mise en place de cahiers des charges spécifiques pour le reconditionnement des véhicules, avec le récent lancement de la méga-usine de reconditionnement.

Même si je n’approuve pas la politique de croissance d’Aramisauto par l’ouverture d’agences, j’ai un profond respect pour ce qu’ont accompli ses fondateurs et c’est avec grand intérêt que j’ai suivi l’ouverture de l’usine de reconditionnement. Je me souviens d’avoir beaucoup insisté, chez Aramis, sur deux choses : premièrement, sur la nécessité de réduire les temps de logistique et reconditionnement des véhicules et, deuxièmement, sur l’urgence de s’affranchir de la dépendance dans le sourcing B2B, qui commençait déjà à être très problématique. En effet, il était déjà clair, à l’époque, que les constructeurs allaient préférer garder leurs stocks de VO pour leurs réseaux et que les grands flux classiques d’approvisionnement de VO récents européens (Europe du Sud vers France et Allemagne) allaient bientôt s’épuiser (aujourd’hui, 5 ans plus tard, l’Espagne est devenue importatrice nette de ce type de véhicule).

Je vous raconte cela car l’approvisionnement en véhicules d’occasion est devenu très compliqué de nos jours et la rotation des stocks ne s’est, par contre, pas améliorée depuis, les marchands préférant garder les véhicules plus longtemps en stock, plutôt que de baisser leur prix de vente. Nous avons ainsi, en France, un temps d’ immobilisation moyen incroyablement haut, de 75 jours chez les concessionnaires, un chiffre qui ferait dresser les cheveux sur sa tête à Dale Pollack « guru » fondateur de VAuto et auteur du bestseller Velocity.

Depuis mon passage chez Aramisauto, d’autres mandataires, comme Elite-Auto, ont suivi leur exemple et lancé leur propre site de reprise cash, grâce aux outils de cotation en ligne, de plus en plus performants, proposés par l’Argus et Autovista.

Le problème principal des sites de reprise cash est leur politique de « bait and switch » qui consiste à offrir une proposition en ligne pas trop mauvaise pour attirer le vendeur du véhicule jusqu’à l’agence, où le commercial essaiera de le convaincre que son véhicule vaut beaucoup moins. Il y a également un gros problème de formation des commerciaux à la reprise, qui reste très limitant et non « scalable » pour ces marchands.

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Malgré ces progrès timides, l’industrie VO demande donc, à grands cris, à être « disruptée » : les marchands reprennent des voitures qu’ils revendent, essentiellement, à deux grands acteurs des enchères automobiles : BCA et Alcopa, qui les vendent ensuite à des petits marchands, qui les revendent aux particuliers…

Vous l’avez compris, une plateforme spécialisée « C2C », comme AutoRéduc, mettant en relation directement les acheteurs avec les vendeurs particuliers, peut capturer toute la valeur de la chaîne de commercialisation et… garder un client satisfait ! En effet, la marque ne se trouve pas dévalorisée car, contrairement aux acteurs mentionnés plus haut, nous envoyons notre expert au domicile du vendeur, ce qui nous permet de lui faire une proposition de reprise ferme.

Revenons maintenant à Auto1. Auto1 est la startup « stealth » par excellence. Lancée à Berlin en 2012, les allemands ont, en trois ans, levé plus de 200 millions d’Euros et préparent déjà un nouveau tour de 500 millions ! Plus de 400 personnes y travaillent et les 3 fondateurs viennent tous les trois de… Rocket Internet !

En effet, le fondateur et CEO d’Auto1, Christian Bertermann, est l’ancien VP Produit de Groupon Europe. Son associé, Hakan Koç, est l’ancien Chief Product Officer de home24.de et Christopher Muhr, le COO, n’est autre que le co-fondateur de City-Deal (Groupon Europe) et ex-Senior VP de Groupon EMEA.

Voilà qui explique le financement spectaculaire et le secretisme « à la Rocket Internet » (pour ma part, je suis convaincu que Rocket est directement derrière la startup, surtout avec l’arrivée de DST et le lancement de Carspring, dont je vous parlerai plus bas).

Auto1, « connue » également sous le nom de sa holding WKDA, n’a pas attendu pour se lancer partout en Europe. Calquée sur le modèle anglais de « Webuyanycar » (créé en UK par BCA !) le modèle, déjà très mature aux UK avec 5 gros acteurs présents, a été copié dans plusieurs pays, notamment en Russie, avec CarPrice qui vient de lever 40 mi après un an seulement, et Webuyanycar, lancé à Dubai et qui se développe dans tout le Moyen Orient et l’Allemagne.

Ce business modèle est, en effet, très facilement réplicable (si vous avez beaucoup de cash) et est l’exemple parfait de la théorie du « First-mover advantage« , théorie qui se confirme de moins en moins, mais qui reste néanmoins encore d’actualité pour certains business modèles.

Un maximum de 4 acteurs de ce genre peuvent survivre dans un même marché, ensuite c’est la surenchère, comme en UK, où les sites doivent proposer des prix d’achat impossibles à tenir pour attirer le particulier, en les revoyant ensuite fortement à la baisse lorsque celui-ci se déplace pour l’expertise, laissant une image de marque exécrable (c’est le problème rencontré également par les acteurs français).

Nous avions repéré Auto1 en 2013, car ils nous harcèlent, depuis lors, pour partager des articles de blog et des liens pour booster leur SEO. Ils ont, en fait, une équipe de marketing qui ne fait que ça : contacter les différents sites dans tous les pays dans lesquels ils se lancent (plus de 30 actuellement) pour partager des liens (encore appelés, à tort, « intelligents », malgré l’arrivée de Google Panda).

Leur stratégie est très efficace, ils ouvrent des centres de reprise low cost et lancent des sites dont le nom de domaine correspond au mot clé, dans la langue du pays. Pour la France, vous avez donc « Vendezvotrevoiture » et pour l’Espagne « Compramostucoche ». Le prix est souvent revu à la baisse, mais, comme le vendeur a parcouru pas mal de km et pris une demi-journée de son temps, il finit, en général, par accepter la nouvelle proposition.

Ils ont même créé la petite histoire, que fabriquent toutes les startups dignes de ce nom, de comment ils ont eu l’idée du business modèle, avec le fondateur qui n’arrive pas à vendre la voiture de sa grand-mère et qui voit l’opportunité du business dans un flash mystique 🙂

Fidèles à leur stratégie low-cost, ils ouvrent des centres de valorisation dans les parkings des centres commerciaux, comme celui-ci, en Espagne :

L'âge d'or des startups de vente de voitures en ligne, 2e partie
Vous comprendrez mon étonnement lorsque certains confrères me disent qu’ils ne voient pas de menace de la part d’Auto1 en France. Ils ne connaissent, de toute évidence, pas son dernier investisseur, le russe Youri Millner, patron de DST, l’un des plus grands fonds au monde, présent dans toutes les licornes dont… Beepi !

Pourquoi des gens aussi brillants que ces ex directeurs de Rocket Internet ont-ils choisi ce métier, si ingrat et difficile, qu’est la vente de VO ? Disons que vous comprendrez, très bientôt, la signification et la portée de l’expression anglaise « Move the metal« .

A mon avis, il est certain que les allemands de Auto1 ne vont pas tarder à introduire, dans leur modèle, la brique « B2C« , afin de vendre directement à particulier et éliminer les marchands. Le dernier lancement de Carspring par Rocket Internet confirme ma thèse. Le fondateur de Carspring l’a d’ailleurs mentionné, très brièvement, lors d’une interview : ils prévoient de travailler directement avec les sites C2B.

Nous pensons donc qu’Auto1 et Rocket Internet vont, bientôt, se lancer dans l’acquisition de startups spécialisées dans ces briques B2C et C2C, surtout après avoir découvert, avec Carspring, les nombreux challenges du métier de vendeur automobile.

Curieusement, le phénomène des startups C2B suit une migration inverse à ce à quoi nous sommes habitués : cette nouvelle tendance est née en Europe et est en train de traverser l’Atlantique, avec le lancement, aux US du site Drivin, par Eric Lefkofsky, co-fondateur de… Groupon et vrai maître d’oeuvre du site de couponing archi-connu, raison de son succès et de son échec (pas pour lui). Drivin, récemment lancée et confondée par l’ancien CTO de Cars.com a, d’entrée, levé 10 mi, juste avec le concept 😉

Le secret de ces sites C2B est qu’ils essaient de mettre en place des mini-enchères entre les petits marchands participants. Il faut bien comprendre que la clé de la profitabilité du business du VO, que ce soit en C2B ou en C2C, est la reprise : si vous faites une bonne reprise vous avez un business, si vous faites une mauvaise reprise vous avez un problème.

En conclusion, vous voyez, cher lecteur, que le commerce automobile est en train de vivre une passionnante révolution. Tous les paliers sont en train d’être mis en place pour capturer toute la valeur de ce « vertical » automobile. Le secteur s’industrialise et se professionnalise digitalement, avec une réduction du temps de détention, qui passe des 75 jours pour les concessionnaires français à 10 jours pour les plateformes C2B et devient même négatif pour les plateformes Peer to Peer comme AutoRéduc.

Dans cette course, nous verrons bientôt apparaître de vrais géants, qui tireront profit de ces énormes nappes de cash flow disponibles et transformeront le métier à la manière des fonds de stocks et de commodities boursiers.

Nous aurons donc, d’un côté le sourcing C2B, avec ces géants de la reprise cash, mais qui ont une très mauvaise image auprès du public et, d’autre part, les plateformes « Full Stack » qui achètent au particulier à un prix moins « vexant » et qui se rattrappent en vendant directement à un autre particulier sans intermédiaires.

Les autres acteurs, qu’ils soient concessionnaires ou mandataires, auront de plus en plus de mal à trouver un sourcing de qualité et à vendre leurs produits en ligne.

L'âge d'or des startups de vente de voitures en ligne, 2e partie

Vous comprendrez, maintenant, mon enthousiasme pour cette époque, unique, que nous traversons, car, là où le modèle d’AutoRéduc est particulièrement intéressant et raison pour laquelle nous croyons pouvoir devenir la prochaine licorne européenne, est le fait que nous contrôlons toute la chaine de valeur, tout en gardant une image de marque excellente.

Il est vrai que nous avons une chance incroyable, puisque nous avons deux géants, Beepi et Rocket Internet, qui vont livrer une bataille féroce pour le leadership en Europe, comme l’ont fait, il y a 5 ans, Groupon et Livingsocial, n’hésitant pas à racheter toute startup ayant acquis des parts de marché ou ayant de meilleures marges. Pour ce qui est des parts de marché, nous y travaillons constamment, sans jamais délaisser la qualité du service, quand à notre frugalité, ceux qui ont apprécié le film « Moneyball » savent de quoi je parle 🙂

Chance supplémentaire, nous avons, dans l’automobile, contrairement au secteur du « couponing », des barrières à l’entrée presque infranchissables aujourd’hui, puisque, comme le savent tous les professionnel du métier, il n’y a rien de plus difficile que de vendre un VO sur internet et de le livrer à domicile. Si vous ajoutez, à cela, la reprise, également à domicile, je vous laisse imaginer les challenges que nous avons affrontés ces 5 dernières années chez AutoRéduc.

Il est donc extrêmement motivant pour moi de voir ce bouillonnement de la vente automobile en ligne, alors que nous sortons à peine de la plus grande crise de son histoire.

La véritable raison de cet engouement des investisseurs est que, comme je le répète souvent, l’auto est le dernier « multi-billion dollar business » à « disrupter ». Et je ne vous parle pas de la production, dont se chargent déjà Tesla, Google et Apple, mais de la distribution. Quand on sait, en effet, que l’automobile est le 2e achat le plus important d’une famille et que l’automobiliste français dépense, en moyenne, 6000 € par ans, le potentiel est vite compris.

Curieusement, même le secteur immobilier est plus avancé digitalement que l’automobile, avec, par exemple, les nouveaux réseaux de mandataires immobiliers indépendants qui sont en train de supprimer les agences physiques. Le groupe Pinault a, d’ailleurs, racheté dernièrement les deux leaders, Capifrance et Optimhome, réseaux pour lesquels notre call-center, Orbicall, fournit les leads vendeurs.

En conclusion, je prédis qu’il ne restera que deux types d’acteurs dans la distribution VO : les plateformes C2C, ou Full Stack et les marchants qui sauront s’adapter au digital, comme Carvana et Vroom.

 

L'âge d'or des startups de vente de voitures en ligne, 2e partie

José Senent est le fondateur du site Autoreduc.Com

José a travaillé chez AramisAuto et Elite-auto, puis a intégré l’accélérateur américain Founder Institute où il a créé AutoRéduc, devenant par la suite Mentor du cours « Sales and traction » du FI Paris.

AutoRéduc, « le concessionnaire à domicile », a été nommée par le Founder Institute meilleure startup européenne et sélectionnée par le Wall Street Journal comme une des « Europe most promising startups ». AutoRéduc a, entre autres, également fait la une de la section Business dominicale du New York Times.

 

Tesla se lance dans la vente en ligne de voitures en Chine.

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Le constructeur californien de voitures électriques Tesla a ouvert une boutique en ligne sur Tmall, la nouvelle plateforme e-commerce d’Alibaba réservée aux marques.

Tesla sort ainsi de son circuit de vente habituel, à savoir son propre site internet et ses concessions en propre, et devient, après General Motors et Volkswagen, le troisième constructeur automobile à se lancer sur le site chinois Tmall.

Cette stratégie répond, probablement, aux dernières études qui montrent qu’un acheteur de voiture sur deux est prêt à l’acheter sur internet, ainsi qu’à la récente confirmation de l’utilité des sites Internet tiers pour la vente de voitures.

Nous faisons notamment référence au récent retour des géants américains de la distribution automobile Carmax et Auto Nation sur les sites Edmunds et Cars.com, les liders de la génération de « leads » automobiles sur internet. L’équivalent français de ces sites américain est le comparateur de prix de voitures CarDirect.fr

Carmax et Auto Nation avaient annoncé, en grande pompe, il y a quelques mois, qu’ils allaient abandonner la diffusion de leurs offres sur ces sites tiers et concentrer leurs budgets marketing sur le développement de leurs propres sites, mais ils ont dû se rendre à l’évidence et admettre l’utilité de ces sites et plate-formes pour capter des acheteurs dans les différentes phases du tunnel de conversion.

Le site chinois TMall appartient au géant Alibaba et est dédié uniquement aux marques qui souhaitent y ouvrir leur vitrine


Le site chinois TMall appartient au géant Alibaba et est dédié uniquement aux marques qui souhaitent y ouvrir leur vitrine

Les clients intéressés par une Tesla S pourront donc maintenant, avec un dépôt initial de 50000 Yuan (environ 6500 €), disposer de leur nouvelle voiture dans l’une des cinq villes suivantes : Pékin, Shanghai, Hangzhou, Chengdu et Shenzhen.

Il s’agit d’un système très semblable à celui que propose Autoreduc.com en France, où les consommateurs peuvent acheter leur nouvelle voiture 100% en ligne en réservant un coupon de 199 € qui sert de pré-réservation, l’acheteur pouvant ensuite retirer son véhicule chez le concessionnaire ou se faire livrer sa voiture à domicile par AutoRéduc.

Comme offre de lancement, Tesla se charge de l’installation de la borne de chargement dans le domicile de l’acheteur. Une offre complétée, dans plusieurs villes dont Shanghai, par une exemption complète de taxes d’l’immatriculation, soit 10 000 € pour la Tesla S. Le constructeur s’efforce activement de négocier des exemptions similaires dans plusieurs villes chinoises.

Jusqu’à présent, le modèle Tesla SP 85 est le modèle préféré des acheteurs chinois pour la gamme Tesla.

La page de Tesla sur Tmall avec l'offre de la Tesla S


La page de Tesla sur Tmall avec l’offre de la Tesla S, dans un style très proche de celui d’AutoRéduc.com

La collaboration entre Tesla et Alibaba est, par contre, plus ancienne, puisque les clients du constructeur automobile aux États-Unis étaient déjà capables de placer leurs acomptes sur le site officiel de Tesla via Alipay, un fournisseur de services de paiement d’Alibaba.

Elon Musk, le fondateur de la compagnie californienne reconnue par The Boston Consulting Group comme une des sociétés les plus innovantes au monde (seul constructeur automobile dans le cassement avec Toyota),  a reconnu, lors de sa tournée dans ce pays, que la Chine était « un marché extrêmement important » pour sa société.

C’est certainement la raison pour laquelle Tesla a déjà commencé à installer, en collaboration avec la China Minsheng Bank, pas moins de 200 stations de rechargement dans 20 villes chinoises. A Shanghai, l’on peut déjà les apercevoir dans plusieurs hôtels de luxe.

Le sud-africain Elon Musk, fondateur également de la société de fusées spatiales SpaceX et confondateur de Paypal, a par ailleurs laissé entendre qu’il projetait de produire ses voitures localement.

Tesla propose également sur Tmall un jeu-concours pour tester la Tesla S et gagner un smartphone


Tesla propose également sur Tmall un jeu-concours pour tester la Tesla S et gagner un smartphone

Le constructeur de voitures élactriques, véritable « outsider » dans l’automobile et dont la valorisation a déjà dépassé celle de plusieurs géants comme PSA ou Fiat, semble placer beaucoup d’espoir dans ce circuit de commercialisation en ligne et espère obtenir le même succès qu’avait rencontré la marque aux Etats-Unis à ses débuts. C’est, en tout cas, une occasion pour Tesla de parfaire son image publique en Chine, si elle parvient à satisfaire ses premiers clients d’Alibaba comme elle réussit à le faire avec ses clients aux États-Unis.

Pour certains spécialistes marketing qui ne jurent que par le ROI (retour sur investissement), la vente de voitures sur Tmall et d’autres sites tiers, ne sera prometteuse qu’à la condition qu’elle puisse convertir les visites en ventes. Une observation un peu simple, à notre avis, bien qu’il est vrai que la vente en ligne de voitures est un métier en soi.

Ces experts mettent en question la capacité de Tesla à adapter ses techniques de vente directe en ligne pour les besoins des consommateurs chinois, qui sont habitués à profiter d’un meilleur service chez les concessionnaires et encore davantage pour les clients des voitures haut de gamme ou particulières.

Le fondateur de Tesla, Elon Musk, empocha  plus de 100 mi de dolars lorsqu'il vendit ses parts de Paypal à Ebay et risqua toute la somme dans ses fusées spatiales (SpaceX). Il risqua toute sa fortune et échoua deux fois avant de réussir le 3e lancement. Cela lui coûta ensuite son mariage : ce fut un des divorces les plus chers de l'histoire.


Le fondateur de Tesla, Elon Musk, empocha plus de 100 mi de dolars en vendant ses parts de Paypal à Ebay et investi toute la somme dans ses fusées spatiales (SpaceX). Il risqua toute sa fortune et échoua deux fois avant de réussir le 3e lancement. Cela lui coûta ensuite son mariage : ce fut un des divorces les plus chers de l’histoire.

Il faudra donc, à Tesla et toujours selon ses détracteurs, plusieurs années d’exploration continue et d’enquêtes sur les habitudes et les préférences d’achat des clients chinois pour pouvoir prétendre occuper une part de marché significative dans le futur.

Une observation que nous ne partageons pas chez Autoréduc. Ce serait, en effet, sous-estimer la capacité de « disruption » d’une startup comme Tesla. S’il y a un constructeur capable de vendre ses véhicules en ligne et de bouleverser rapidement les habitudes, s’est bien la compagnie de Palo Alto qui n’a pas de réseau de concessionnaires à maintenir. C’est justement ce fait là qui empêche encore Tesla de commercialiser ses véhicules dans plusieurs états nord-américains.

Le Model X sera exactement comme annoncé par Elon Musk il y a 2 ans


Le Model X sera exactement comme annoncé par Elon Musk il y a 2 ans

A ce titre, il convient de rappeler que le système de concessions a été créé par les constructeurs américains dans les années 30 pour maximiser leurs revenus dans la distribution de leurs véhicules, la division géographique d’un marché étant, en effet, le  système de distribution le plus rentable pour un fabriquant. Le lobby était déjà tellement puissant à l’époque, qu’il réussi à ce que même la très néolibérale université de Chicago affirme que ce système était le meilleur mode de distribution pour le consommateur, le justifiant, encore aujourd’hui, par le caractère spécial de l’automobile du point de vue de la sécurité.

Il faut savoir que l’automobile est le seul produit dont le prix n’a jamais baissé : dans les années 1960 une Fiat 500 coûtait la même chose qu’un réfrigérateur et ce devrait être le cas également aujourd’hui. Les constructeurs affirment que la raison de l’augmentation constante du prix des automobiles est la complexité grandissante des systèmes de sécurité dans les véhicules, mais il a déjà été démontré plusieurs fois que ce qui fait augmenter le prix des voitures ce sont les « gadgets » que l’on ajoute justement pour en augmenter la valeur et générer une obsolescence du produit, d’où le succès de Dacia en cette période de crise.

Cette valeur qui permet de justifier l’augmentation régulière du prix de l’automobile a, en outre, été maladroitement transférée aux équipementiers ces dernères années, une erreur que les constructeurs commencent à regretter devant l’arrivée de Tesla et autres Google. Mais ça, c’est un autre sujet 😉

Elon Musk devant sa première capsule récupérée. Notez le "scratch" de la rentrée en orbite sur la droite !


Elon Musk devant sa première capsule récupérée. Notez le « scratch » de la rentrée en orbite sur la droite !

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Un français sur deux serait prêt à acheter sa nouvelle voiture en ligne !

Un français sur deux serait prêt à acheter sa nouvelle voiture en ligne !

Un français sur deux serait prêt à acheter sa nouvelle voiture en ligne !

La dernière étude de Capgemini Cars online 2014, reprise et commentée par le quotidien Le Figaro, vient secouer le monde de la distribution automobile : en effet, en un an seulement, le pourcentage de français qui seraient prêts à effectuer l’achat de leur voiture entièrement sur Internet, à savoir avec livraison du véhicule à domicile, est passé de 39% à 48% !

Pour l’instant, seul le site AutoRéduc permet d’acheter un véhicule en ligne et se le faire livrer individuellement à domicile.

Le directeur de la branche automobile de Capgemini, Emmanuel gavache est très clair : « Il s’agit d’une vraie rupture (…) à ce niveau, il devient viable économiquement de créer une activité de vente de véhicules sur Internet ».

Un français sur deux serait prêt à acheter sa nouvelle voiture en ligne !

Monsieur Gavache se montrait perplexe au micro de BFM Business devant ce qu’il définit comme un revirement complet de l’intention d’achat sur le Net en France par rapport à l’année dernière. Revirement qui, pardonnez-nous le manque de modestie, est dû en grande partie à notre travail d’évangélisation réalisé grâce au support des journalistes et médias qui nous suivent et avec qui nous vivons une très belle histoire depuis le lancement d’AutoRéduc.

C’est ce travail d’évangélisation qui a fait que, en un an seulement, les français sont devenus les européens qui en plus grand nombre souhaiteraient acheter leur nouvelle voiture en ligne et la recevoir directement à leur domicile.

Mais cela n’est finalement pas si surprenant quand on sait que désormais 93% des acheteurs de voiture font leurs recherches sur Internet. Ce qui est plus surprenant, c’est que des groupes de distribution dépensent encore aujourd’hui plus de 5 millions d’euros pour construire une « cathédrale », alors que leurs commerciaux gaspillent toujours la moitié des « leads » ou mettent deux jours pour répondre à un email.

Nous le constatons tous les jours lorsque nous contactons des concessionnaires pour nos études de prix : certains commerciaux sont de grands professionnels qui nous servent d’inspiration, mais d’autres arrivent à peine à s’exprimer ! Comment voulez-vous vendre ainsi un produit de 30 000 € à un CSP+ utilisateur de Ipad et Smartphone ? Ces distributeurs ne devraient-ils pas plutôt investir ces sommes dans le Net, là où se trouvent désormais leurs clients ? Combien d’entre eux ont un Internet Sales Manager ?

Un autre élément intéressant de l’étude est l’intérêt, logique, des consommateurs pour les essais à domicile, un service qu’AutoRéduc est en train de mettre au point depuis quelque temps, avec son service de reprise à domicile. La majorité des acheteurs de voiture souhaiterait en effet pouvoir tester le véhicule chez eux ou dans un endroit qu’ils connaissent.

Un français sur deux serait prêt à acheter sa nouvelle voiture en ligne !

Lorsque, en 2013, nous avons rencontré un des leaders de la distribution en France pour leur proposer un partenariat de tests à domicile, ils nous répondirent qu’ils n’étaient pas intéressés par ce service car il y a trop de « curieux » qui veulent essayer les voitures sans les acheter, ce qui leur fait perdre du temps. Une réponse qui montre encore une fois le retard avec les US, où certaines marques sont prêtes à débourser 200$ pour faire essayer leur voiture et avoir ainsi une chance de convaincre un acheteur ! Un exemple, en outre, du conflit entre constructeurs et concessionnaires dans la définition de leurs rôles, un conflit qui ne pourra que s’exacerber dans le digital. En effet, il est très difficile que les concessionnaires remplissent efficacement le rôle qui leur correspond sur le Net, ni avec  toute l’aide des constructeurs ni avec celle de Google dans les recherches locales ou sur Google Places.

Certains managers sont hélas tellement en retard sur le monde digital, qu’ils ne se rendent même pas compte de l’ampleur de ce retard et de l’accélération des changements qui s’y produisent.

Les constructeurs en sont conscients depuis longtemps, certains ayant même essayé de colmater cette brèche avec des sites de déstockage qui ne font qu’augmenter l’interrogation : qui va vendre nos voitures sur Internet ?

Aux US, la solution au problème est facilitée, si l’on peut dire, par l’évolution macroéconomique : la reprise accélérée de 2013 a permis aux grands groupes automobiles américains d’amasser des tonnes de cash, leur permettant maintenant de racheter des petits concurrents et réaliser ainsi des économies d’échelle. Ces derniers sont finalement bien contents de pouvoir vendre leur affaire après ces dernières années historiquement difficiles, comprenant que le digital est un autre métier.

Les spécialistes du e-commerce savons bien qu’ Internet se ferme et que bientôt il sera impossible d’y créer une nouvelle marque. Aujourd’hui déjà, pour lancer un site sérieux sur Internet il faut budgétiser 3 millions d’euros et 3 ans d’efforts.

C’est exactement l’âge d’AutoRéduc, la startup qui veut rendre l’achat d’une nouvelle voiture aussi agréable que sa conduite 🙂

Un français sur deux serait prêt à acheter sa nouvelle voiture en ligne !

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